Dernier devoir de lettre 2

Dernier devoir de lettre 2
Sujet: écrire un texte de fiction d'une trentaine de lignes se terminant par "pour mon plaisir et ma délectation charnelle".

Je la vis au détour d'une ruelle de la Nouvelle Orléans un soir de 1873. Ses boucles dorées ondulaient le long de ses épaules dénudées. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration et rebondissait à celui de ses pas. Mon souffle, s'il n'eut été mort depuis longtemps, se serait coupé à la vue de cette sublime créature. Elle pénétra dans un café, je la suivis. Elle me vit et esquissa un sourire. Je m'invitai rapidement à sa table. Une fille de joie. Une proie si facile, mais tellement exquise. Elle riait, s'enivrait du vin et de ma voix suave. Elle succomba à mon charme, ma peau diaphane, mes yeux céruléens et mes boucles ébène. Bientôt nous fûmes dans mes appartements. Elle riait en se remémorant le pianiste du café si saoul qu'il alpaguait quiconque ne lui donnait pas une pièce. Pour ma part, je riais en imaginant le sort qui attendait ma charmante compagne. Quand la bouteille de vin fut vidé et la conversation enfin achevée, je me mis à baiser ses mains, ses joues, ses lèvres, son cou. Je m'enivrais de l'odeur de sa peau. Je sentais celle de son sang à travers ses veines, J'entendais son c½ur battre à tout rompre. Elle me rendait fou. Ma soif était trop grande. Je ne pu me retenir d'avantage ; je mordis sa poitrine et me délectai de son doux breuvage. Elle étancha ma soif. Je laissai tomber lourdement son cadavre sur le sol. Une créature intemporelle, belle même dans la mort. Elle me donna tant de plaisir comme personne ne le fit plus jamais. Je suis une créature de la nuit, un vampire. Chaque soir je tue pour mon plaisir et ma délectation charnelle.
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# Posté le mercredi 11 mars 2009 15:27

Dernier devoir de Lettres

Consigne: Ecrire un texte de fiction incluant la phrase "quand les fumeurs fument, les fumeurs meurent", environ 30 lignes


Le docteur Philip Morris, pneumologue de Jean Nicot, avait longuement examiné les radios des poumons de son patient, qui ressemblaient plus à deux trompettes de la mort qu'à des organes saints.
« Monsieur Nicot, si vous n'arrêtez pas de fumer dans les plus brefs délais, je vous prédis un cancer des poumons avant un an suivi d'une mort longue et douloureuse.» menaça-t-il.
Le pauvre fumeur, résigné, accepta de se faire prescrire des patchs.
Le lendemain, Jean Nicot se rendit en voiture à la pharmacie...
Ce jour là, il y eut vingt-six morts rue Blaise Cendrars. Après que Jean Nicot eut perdu le contrôle de son véhicule, il faucha un cycliste en Vélib' puis, sur le trottoir, une grand-mère avec sa petite fille en poussette. Le patron du bar-tabac où la voiture finit sa course fut la quatrième victime. Dans les décombres de l'enseigne, on retrouva les cadavres de trois piliers de bar et de quatre vieux qui faisaient une belotte.
Les témoins oculaires ayant échappé de peu à l'accident, racontèrent que le chauffeur d'un camion citerne s'était renversé pour éviter la voiture de monsieur Nicot. Le 30 tonnes déversa sa cargaison devant l'école maternelle du quartier, anéantissant toute la classe de moyenne section de madame Marlboro, dans une explosion rarement vue à Paris.
La cause de l'accident fut le tabagisme de monsieur Nicot. En effet, l'homme, décidé à arrêter de fumer, voulut tout de même dire un ultime adieu à sa vieille amie. Cette dernière cigarette en bouche, il se pencha pour prendre l'allume-cigare qui roula sous son siège. Il lâcha le volant, perdant le contrôle de son véhicule...
« Quand les fumeurs fument, les fumeurs meurent », fut l'oraison funèbre du perspicace pneumologue.
Dernier devoir de Lettres
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# Posté le samedi 08 novembre 2008 12:13

Ce que j'ai fait en français au bac!!!

Ce que j'ai fait en français au bac!!!
J'ai retrouvé dans un carton, le sujet accompagné de mon brouillon du bac de première L, sessions 2008.

Extrait : Les gommes, Alain Robbe-Grillet

Dans la pénombre de la salle de café le patron dispose les tables et les chaises, les cendriers, les siphons d'eau gazeuse ; il est six heures du matin.
Il n'a pas besoin de voir clair, il ne sait même pas ce qu'il fait. Il dort encore. De très anciennes lois règlent le détail de ses gestes, sauvés pour une fois des intentions humaines ; chaque seconde marque un pur mouvement : un pas de côté, la chaise à trente centimètre, trois coups de torchon, demi-tour à droite, deux pas en avant, chaque seconde marque, parfaite, égale, sans bavure. Trente et un. Trente-deux. Trente-trois. Trente-quatre. Trente-cinq. Trente-six. Trente-sept. Chaque seconde à sa place exacte.
Bientôt malheureusement le temps ne sera plus le maître. Enveloppés de leur cerne d'erreur et de doute, les événements de cette journée, si minimes qu'ils puissent être, vont dans quelques instants commencer leur besogne, entamer progressivement l'ordonnance idéale, introduire ça et là, sournoisement, une inversion, un décalage, une confusion, une courbure, pour accomplir peu à peu leur ½uvre : un jour, au début de l'hiver, sans plan, sans direction, incompréhensible et monstrueux.
Mais il est encore trop tôt, la porte de la rue vient à peine d'être déverrouillée, l'unique personnage présent en scène n'a pas encor recouvré son existence propre. Il est l'heure où les douze chaises descendent doucement des tables de faux marbre où elles viennent de passer la nuit. Rien de plus. Un bras machinal remet en place le décor.
Quand tout est prêt, la lumière s'allume...


Sujet d'invention : L'extrait des Gommes de Robbe-Grillet se termine par : « Quand tout est prêt, la lumière s'allume ». En veillant à respecter l'atmosphère installée par ce début, vous imaginerez une suite consacrée à l'arrivée d'un nouveau personnage dans le café. Vous vous inspirerez des procédés qui figurent dans le texte.

Un livreur de journaux pénètre dans la salle de café qui débute à peine son levé. Désormais, les gestes ne sont plus régulés par les secondes. Chaque jour, avec l'arriver du premier client, le temps, autrefois dompté pas les gestes coordonnés, précis, méticuleux ne devient qu'une succession d'aléas. Comment savoir combien de temps cet homme restera dans le café alors que lui-même ne le sait pas ? D'ailleurs se pose t-il même la question ? Il prend un café, il est sept heures et deux minutes, trois minutes plus tard, vient prendre un pain aux raisins qui lui faisait de l'½il. Il engouffre le met préparé délicatement. Il semble pressé pour ne pas savourer cette petite gourmandise. Pourtant, il prend largement le temps de rouler une cigarette convenablement et de la fumer avec allégresse sans même regarder une seule fois sa montre. Quand, enfin il a terminé, il l'écrase au sol sous sa semelle trouée, et le mégot vient joncher nonchalamment le carrelage nettoyé minutieusement, la veille, après le départ des derniers clients. Ce même carrelage qu'il avait prix soin de relaver ce matin par souci du détail et par dégout pour le désordre. Le livreur de journaux regarde brièvement sa montre puis détourne le regard. Puis en écarquillant les yeux, regarde de nouveau l'objet. Alors, il se lève, bois d'une traite les dernières gorgées de café et file en courant, les journaux sous un bras, la casquette revêtue, il lance un vague « au revoir » et claque la porte. De nouveau seul. Le patron s'assied sur un tabouret derrière son comptoir, ferme les yeux un instant. Les mains sur les genoux. La tête baissée. Il se frotte les yeux puis se relève, attrape son balai d'une main, va ouvrir la porte de celle restée libre et balaie le mégot dehors. Sa tâche accomplie, il referme la porte convenablement, va reposer son balai puis entreprend de retourner s'asseoir derrière con comptoir. Quand, de nouveau, la porte s'ouvre accompagnée du tintement de la clochette au dessus, le patron se relève. Droit comme un i, les mains dans le dos, le torse légèrement bombé, le menton haut. Un livreur de journaux pénètre dans la salle de café qui a entamé sa journée.
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# Posté le lundi 20 octobre 2008 17:48

Comment joindre deux de mes passions, écrire et le rock?

Comment joindre deux de mes passions, écrire et le rock?
En écrivant sur Keith Richards. (devoir à rendre en littérature: écrire le flot de pensées du guitariste), on verra si le prof hurle... En même temps s'il ne voulait pas de vulgarité, fallait pas donner un devoir sur un des pire junkie encore vivant, légendaire dans le monde du rock. ROLLING STONES!!

Qu'est ce que je fous là ? Pourquoi j'ai accepté de faire cette campagne de pub débile? J'ai mal à la tête en plus... Pour gagner quoi au final ? Un porte-monnaie en plastique marron avec des petites fleurs ?.. Parce que c'est gagné, ils m'offriront pas la valise, ces rats ! Ah ah ils me font bien rigoler... Pourquoi ils n'ont pas pris Jagger ? C'est son trip à lui de faire le minet dans les journaux... C'est quoi déjà le slogan ? Ah oui, « certains voyages ne se racontent pas avec des mots »...J'ai pas compris... Attends...ah ouais ok... ah ah... voyage... « trip », super marrant les mecs. Bon, ça va, c'est quand même un peu le propre du rocker, de voyager. Joplin, Morrison, Hendrix... des globe-trotters, moi je suis juste un touriste... Bordel qu'est ce que j'ai mal au crâne !.. Tout ça à cause d'un foutu palmier -12 heures sur le billard quand même !- Et depuis, ça me vrille le cerveau ! Comment je fais pour composer encore, je suis vraiment génial... Bon au moins la photographe est mignonne... C'est pas possible ! Ya personne qui voit la tronche que j'ai ? Ca se voit pas que j'ai mal au crâne ? Remarque, il est 3h du mat'... et puis le petit rail a peut être pas aidé... enfin le petit... les cinq-six... et cette conne de photographe qui en a pas voulu ! Ya des gens qui savent pas vivre !.. Si on m'avait dit que je ferais le mannequin à 64 piges ! C'est Papa qui serait fier ! Il m'a toujours dit que je ferais de grandes choses ! Il avait du flair ce mec là ! J'ai envie d'un Rolling Stones' coffee : une mesure de café, quatre de whisky. Ca ça réveille. J'ai envie de pioncer. Bon, tu la prends, ta photo ? Qu'est ce que j'm'emmerde. Même pas le droit de m'en griller une en plus ! J'hallucine. Pas moyen d'obtenir... satisfaction...
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# Posté le mercredi 17 septembre 2008 15:31

Souvenirs...

Souvenirs...
Kamarina, Club Med, Sicile, aout 2006
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# Posté le mardi 02 septembre 2008 17:29